Ces mots qui font mal...

Publié le par celine

A tous ceux qui ont eu ces mots...

Comme si jamais personne n'avait fait d'erreur, comme si vous deviez incarner celle qui ne se trompe jamais, l'amie, la copine, la soeur, la fille, la confidente, la future petite-amie...
On vous juge, on vous trahit, on vous pose une étiquette pour une nuit, un mot, une attitude... Se permettre de juger quelqu'un, sans fondements ou sur une simple action...

se faire traiter comme une salope pour des instants passés dans une voiture, a vouloir se prouver qu'on peut plaire et pour vivre l'instant présente sans se poser 10 000 questions; avoir voulu faire un peu comme tout le monde et surtout le faire qu'une seule fois, cette "erreur" sur laquelle on vous juge.

Mais aussi, tenir des discours profonds, qui engagent à tout, qui sont symboles d'un avenir... et puis les rompre comme ça, sans explication, par acceptation forcée de la situation. alors se remettre en question en pensant que ça vient de nous, que tout se qu'on pensait avoir acquis, sentimentalement parlant, sur soi même, les autres, les hommes... tout ceci s'envole en fumée...

Puis on se retrouve perdus, a qui plaire? a nous? a eux? comment faire? se taire? etre extravagante? honnete mais mysterieuse? calme mais joyeuse? se dire que les masques, il y en a marre, mais etre soi meme, c'est s'exposer.. alors que fait-on?

juste vivre ce qui se présente, ce qui vous poursuis, vous demander quelle valeur vous avez, ce que vous méritez... ou alors, ne pas se poser de questions... a quel moment, je peux savoir...? on prend le risque d'être naturelle et on se fait trahir ou juger... j'avoue que tous ces mots me font mal...
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Clem 20/07/2006 02:39

Salut... c'est encore moi, qui vais tenter de retranscrire, bien sûr avec d'autres mots, puisque je suis différente, puisque j'ai évolué depuis, ce que je t'avais écris hier... Trouver sa voie parmis ses différents moi, trouver son "juste milieu" quand on a peur de soi, trouver son équilibre au coeur de ce mystère qu'est l'humain... voilà un vaste programme ! Alors on cherche, on cherche, et souvent des voies bouchées se révèlent plus constructives que celles qui ont l'air si belles, si faciles, si propres à nous élever dans le grand monde, dans la vraie vie... mais qui sont en fait si fausses, si illusoires avec leurs pièges si misérables, et qui nous renvoie en définitive une image repoussante, dégradante de nous, de ce qu'on est devenu à force de se rejeter soi même... la fausseté pour un monde plus beau ? Un monde factice pour une vie plus facile ? Un combat de tous les jours contre sa vraie nature pour en arriver à se détester et finalement à ne pas non plus connaître ce monde tant désiré, à montrer ses faiblesses que l’on voudrait cacher... car l’exposition ne se trouve pas que dans la vérité. Le masque est si dur à garder que, même pour les bons comédiens, le changement progressif est inévitable, et la mascarade éclate au grand jour, et ce qui n’était que protection devient objet de renfermement sur soi, de recherche désespérée de l’image, de changements perpétuels d’attitude, de perdition, et finalement d’absudité totale. Aucune voie n’est possible quand elle recommande de fourvoyer les autres pour se fourvoyer soi-même. Savoir qui l’on est est le fruit de répétitions d’expériences diverses, est l’objet de toute une vie, mais ces voies ne peuvent être découvertes qu’au coeur de la lumière, au coeur d’une confiance en soi, même relative, mais présente. C’est ainsi qu’elle s’ancre en soi de plus en plus, grâce à ces autres qui vous comprennent, qui vous accompagnent, au moins jusqu’à la prochaine étape, puisque c’est comme ca, c’est dur à accepter, mais ils ne sont que des passants qui interviennent un temps, puis s’en vont, tels des anges fugaces. Ceux avec qui on apprend le plus sur soi sont les plus rares... ils vous ouvrent une porte, une porte qu’ils ne connaissent pas non plus, ils ne sont jamais plus forts que nous, ils ne détiennent pas la vérité mais la leur, ils apprennent autant que nous sur eux, ils se confrontent avec leur image que nous possèdons et une histoire se construit de cet échange, une histoire commune. La composition n’est pas vaine, elle est fluctuante mais se précise chaque jour, accentue un peu plus sa particularité selon les rencontres, s’avive ou s’éteint avec le temps... mais la vérité ne peut exister sans erreur. La vérité n’est autre chose que la vérité humaine, cette fragile existence qui ne demande qu’à se tromper de chemin, qui nous pousse à choisir au risque de faire des faux pas, au risque de se perdre, au risque de jouir ce qui nous est interdit de jouir. Les règles que l’on se construit sont les seules qui doivent régir notre vie, pour la liberté, pour soi, pour dire merde à ces barrières sociales qui sont autant de faussetés, qui ne sont là que pour empêcher toute individualité à se développer. Notre propre valeur ne provient que du respect de ces règles. L’intelligence n’a rien a voir avec cette conduite, c’est plutôt le coeur qui préside à l’exécution, et les fautes en sont d’autant plus fortement ressenties. Le jugement d’autrui n’intervient qu’au second plan... Voilà quelques réflexions qu’il serait bon de creuser, et qui finalement ne ressemblent pas à ce que j’avais écris hier, puisqu’elles ont pris un autre chemin, puisque j’ai découvert autre chose aujourd’hui... Je vais publier ce texte sur mon blog, et si tu souhaites poursuivre la discussion, fait le moi savoir...

Clem 18/07/2006 12:34

Encore merci pour ton article aui m'a touché moi aussi.
Je viens de t'écrire un commentaire très long, mais la page a eu un problème, et tout a disparu !!!!! Je te réécrirai plus tard, quand j'aurai encore du temps et quand je serai plus calme, car là, là je suis assez décue, oui décue, que mon message est disparu, car je voulais te dire plein de choses... Là on peut dire qu'internet a des défauts ! A plus tard

Mag 10/07/2006 17:23

Céline, je viens de lire ton article ... MERCI d'avoir mis en mots des sentiments que je n'avais jamais vraiment su nommer & décrire, et de me montrer qu'il n'y avait pas que moi !!
Il y a quelques années, ta description ça aurait pu être moi : être nature & se faire traiter de tous les noms, donc ne pas être heureuse ? ou se conformer à ce que les autres attendent, refouler ses sentiments et ses envies, et donc ne pas être heureuse ?? ...
Si ça peut te rassurer, arrive un jour où ça n'est plus qu'un mauvais souvenir, quand le seul qui te comprend vraiment, quelle que soit ton attitude, et qui accepte ta façon d'être avec les gens, parce que tu es toi et qu'il t'aime ... Je n'y croyais plus vraiment et pourtant ça m'est arrivé !!!
Je croise les doigts pour toi maintenant, même si je ne te connais pas encore (mais j'ai mis ton site en favoris, je reviendrais te voir pour mieux te connaître, si ça te t'embête pas !!).
Biz,Magali